1010 – Infidélité : dire ou ne pas dire, la suite !

Samedi, jour de mon anniversaire j’ai reçu un cadeau des plus originaux. Un texte !

Je savais qu’elle avait envie de régir à mes écrits, elle m’avait demandé si ça ne me gênais pas qu’elle le fasse sans se censurer, ce à quoi je lui avais donné mon accord sans conditions. Mais rien n’était venu, pas de commentaires, d’ailleurs ce post n’en avait pas situé beaucoup, chacun attendant peut-être sa réaction…

Alors le voici, je le publie dans son intégralité comme si elle l’avait fait elle-même. Charge à elle d’assurer l’animation des commentaires.

Thème :l’infidélité

Cas de figure exploité :une personne qui trompe / une personne trompée /deux enfants/ une personne (célibataire) avec qui l’on trompe

Auteure :une femme qui a été trompée, qui a trompé et qui a été une personne avec qui l’on trompe

Question : Qui protège le trompeur quand il cache qu’il trompe ? La personne avec qui il trompe ? Clairement non. Cette personne est trois fois sur quatre le dindon de la farce. La personne trompée ? All the question is here.

imageSi le trompeur voulait véritablement protéger la personne trompée, soit il arrêterait immédiatement ses conneries, soit il aurait pour seule obsession de ne rien laisser transparaître de sa double vie – dans ce dernier cas, nous avons affaire au trompeur professionnel.

Or, dans les trois-quarts des cas, le trompeur n’est pas un professionnel. Il ne maîtrise donc pas grand-chose de son comportement et de ses émotions, entre excitation et cachotteries, entre culpabilité et exaltation.

Voici alors notre trompé(e) qui commence à observer des phénomènes nouveaux, qu’il ou elle ne s’explique pas, qui ne font pas encore échos. Puis qui commence à s’interroger. Puis à se remettre en question. Puis à se sentir mal, puis de plus en plus mal. Puis à avoir des soupçons. Puis à se planquer pour chercher des indices. Puis à se détester de chercher des indices. Puis à appeler les copine / mère / sœur/ belle-sœur pour se déculpabiliser de chercher des indices. Puis à se sentir encore plus mal après avoir fouillé les poches, sacs, mails, messageries instantanées, bagnole, mobile, et épluché les relevés de comptes.

A se mépriser de tomber aussi bas. Puis à interroger celui ou celle que l’on aime encore. A couvert, d’abord. Puis à téléphoner des heures aux copines pour discuter sans fin de preuves d’abord discutables, puis très vite indiscutables. Puis à interroger encore. A découvert, cette fois.

Et toujours le voir mentir. Et mentir de plus en plus. Et redécouvrir que l’imagination débordante dont il avait fait preuve, il y a maintes et maintes années dans un royaume près de la mer, n’a pas du tout disparu, aussi enlevée dans les mails qu’il écrit à l’autre, que dans les explications qu’il vous débine.

Puis revendiquer pour ne plus tomber aussi bas. Puis rêver de casser la gueule à l’ennemi(e). Puis ne plus manger. Puis ne plus dormir.

Supporter une dissonance quotidienne et admettre enfin, dans les larmes et en dégueulant, que celui ou celle qu’on aime se fout clairement de notre tronche et n’a pas le cran d’avouer qu’il ou elle est un(e) sombre lâche autant qu’un(e) sombre traitre(sse).

Est-ce vraiment la personne trompée que notre trompeur/euse protège ? Feriez-vous vivre cet enfer à votre gosse pour le protéger ? Ou lui diriez-vous la vérité pour qu’il lui reste au moins deux certitudes : celle qu’il n’est pas devenu dingue ; celle que le mensonge n’a jamais protégé la personne à qui l’on ment effrontément, mais permet juste à celui qui ment de garder la tête haute, un semblant d’autorité morale et le contrôle de la situation, quelle que soit l’issue de cette situation.

Car voilà la seule raison pour laquelle le trompeur ment : pour garder le contrôle.

Si le trompeur professionnel papillonne dans la glauquerie comme une libellule au-dessus d’un marécage, le non professionnel renifle dans le marécage des relents de sables mouvants. S’il parle, adieu la terre ferme ! Il sait qu’il va se casser la gueule, y entraîner toute sa famille et qu’il n’est pas sûr de pouvoir s’en relever.

S’il parle, fini l’« équeulibre » ! (C’est un terme que j’ai inventé juste pour vous messieurs ; ma dernière création, rapport au post de TGV sur les derniers néologismes.)

S’il parle, c’est tout son petit château de cartes qui s’écroule, tous les atouts dans la main de l’autre (voire des deux autres) et la fin de la partie. Il a toujours su que le jeu se terminerait un jour. Mais il n’est pas prêt. Pas maintenant. Et pas comme ça. Finir la partie, d’accord, mais pas la perdre.

Il veut pouvoir prolonger ces émotions volées, ce sentiment si délicieux d’être vivant. Il veut bien que ça s’arrête, mais quand il sera prêt, lui. Pas question que la situation évolue tant qu’il est paumé, tant qu’il n’est pas désintoxiqué, tant qu’il ne sait pas ce qu’il veut exactement. Tant qu’il n’a rien décidé. Le marécage pue chaque jour davantage, mais il s’est pris de passion pour les nénuphars. Qui pourrait l’en blâmer ? Les plus grands peintres se sont pris de passion pour les nénuphars.

L’état plus ou moins dépressif dans lequel il a plongé la personne trompée ? Il s’en rend compte, bien sûr ; il n’est pas devenu psychotique. Il culpabilise quotidiennement. C’est d’ailleurs bien le problème. Ça prouve qu’il n’est pas un salaud ou une garce qui a perdu tout sens des valeurs. Mais il n’est pas prêt. Il voit l’autre s’enfoncer dans la douleur et dans l’angoisse. Il entend ses questions et son désarroi. Il s’entend mentir comme un arracheur de dents. Il se déteste mentir comme un arracheur de dents. Mais il n’est pas prêt.

Alors, en voyant l’autre sombrer chaque jour un peu plus, il se découvre soudain une vocation de pater familias, garant de l’harmonie du foyer. C’est pour ça qu’il crée un mot de passe sur son ordinateur et trimbale son téléphone jusque sous la douche.

Le temps qu’il soit prêt.

Prêt à quoi, il ne le sait pas encore. Il a besoin de temps. Prêt à partir ? Prêt à renoncer aux sensations fortes et à reprendre le cours de sa vie ? Prêt à revenir à la maison ? Prêt à revenir à la raison ? Prêt à revenir comme si de rien n’était ? Prêt à affronter la situation ? Prêt à attendre. Attendre notamment que la baudruche se dégonfle. Peut-être aussi l’appui d’Albus Dumbledore ?

Et redistribuer les cartes. Lui. Les contrôler. Lui. Personne d’autres. A tête reposée. Pas étranglé entre une femme/ mari et une maîtresse/ amant, susceptibles de lire dans son jeu.

Manipulation ? Autoprotection ? Egocentration ? Mais non !

Protection de la famille, étude approfondie de la situation, réflexions nourries, mûries, soupesées. Car qui mieux que lui peut embrasser et analyser honnêtement et objectivement la réalité des faits ? Personne ! Puisque personne ne la connaît mieux que lui.

Ça ne vous rappelle rien ?

Sur quels arguments les hommes ou femmes d’État, de droite, comme de gauche, choisissent-il de cacher la vérité à leurs électeurs ? La protection de leurs concitoyens, bien sûr, ces petits êtres fragiles et, disons-le, un peu bas de plafond, incapables de prendre de la hauteur et d’accepter la vérité sans partir en free-style. « Si je parle, vont jamais le supporter les pauvres, vous imaginez le coup de massue sur la tête ! Vont jamais comprendre ! »

Et, accessoirement… jamais me réélire…

Nous voilà à l’échelle de la cellule familiale au même niveau que le dirigeant politique, qui justifie de se foutre de la gueule de ses concitoyens au nom de la raison d’État et/ou de la paix sociale. N’est-ce pas notre bon président qui avait déclaré gérer le pays comme un bon père de famille…

Mais laissons à notre bon président ses affaires d’État, pour revenir à d’autres états, ceux de l’âme de notre Lare ou de notre Vesta : « Pourquoi parlerais-je ? Pourquoi foutrais-je le bordel dans quatre vies, voire plus (les parents, les beaux-parents, etc.) en avouant, quand il est évident, en me taisant, que je contiens un bordel passager, limité à une seule vie. D’ailleurs, c’est sûr, si ça m’était arrivé, j’aurais préféré ne rien savoir ! C’est quand même beaucoup plus confortable. Parce que, faut pas croire ! Moi aussi, je souffre ! C’est pas facile non plus pour moi tous les jours, ct’histoire ! Je le comprends parfaitement, notre bon président. Si on avoue, c’est l’anarchie !»

La maman de tes enfants est passée par plusieurs des phases que j’ai évoquées plus haut. La dissonance dans laquelle elle s’est retrouvée l’a même conduite à penser que tu pouvais lui cacher une maladie grave.

Dans mes souvenirs, c’est à ce moment-là que je n’ai plus supporté que tu lui mentes, car je m’étais identifiée à elle. C’est à ce moment-là que je t’ai demandé (peut-être même l’ai-je exigé, je ne m’en souviens pas) de lui dire la vérité. Pas seulement pour moi. Pour elle. Pour qu’elle sache ce qu’elle devait affronter. Pour qu’elle ait le choix. Parce qu’elle avait le droit, elle aussi, de connaître les règles du jeu et d’être armée pour contrôler la situation du moment et à venir.

Parce que, à mes yeux d’hier et d’aujourd’hui, la seule chose que tu étais encore en mesure de protéger, de contrôler et de vouloir conserver, à ce moment-là, c’était ton propre pouvoir.

Aujourd’hui, en te lisant, je ne suis toujours pas certaine que tes regrets portent vraiment sur la douleur provoquée par tes aveux. Mais plutôt sur le pouvoir quasi définitif que tu as remis entre les mains de la mère de tes enfants, suite à ces aveux. En avouant que tu étais un être faible, pour ne pas dire lâche et trouble, doublé d’un menteur, tu as perdu définitivement toute forme de crédit et d’autorité morale. Et ce, d’autant, last but not least, que ta trahison à toi n’est pas une trahison comme les autres. Ta compagne était enceinte quand tu l’as trompée. Ça, quelle femme peut l’avaler sans vomir, même avec l’honnêteté de reconnaître que cet enfant n’a pas forcément été voulu à deux.

Pour moi, tes aveux l’ont soulagée (elle n’était donc pas folle), comme, je crois, ils soulagent tous ceux qui ont des doutes et qui soupçonnent qu’on leur ment. Ce qui l’a fait souffrir, ce n’était donc pas d’obtenir de ta bouche la confirmation verbale qu’elle avait été trahie, mais les conditions dans lesquelles tu l’as trahie, qui relevaient du crime de lèse-majesté (le bébé est roi pour une femme enceinte – et il devenait très clair à ses yeux qu’il ne l’était pas pour toi). Ton expérience ne me paraît donc pas généralisable, car l’amplification de sa douleur, suite à ces aveux, était conditionnée par des faits précis, inacceptables dans une culture judéo-chrétienne.

Que se serait-il passé si tu t’étais enfoncé plus avant dans le mensonge ? Crois-tu vraiment que tu aurais redressé la barre ? Ou après avoir pensé que tu avais attrapé le VIH, ne serait-ce pas elle qui aurait fini par tomber malade ?

Mes souvenirs sont flous et je ne le jurerais pas sur la bible, mais n’avais-tu pas déjà « avoué » quand tu as décidé soudainement de me rejoindre pendant deux jours à Valmorel ?

Crois-tu que si tu t’étais tu, tu aurais été capable, de toi-même, de mettre un terme définitif à notre relation ? Ou te connais-tu aujourd’hui suffisamment pour savoir que quand tu es en état amoureux, tu perds totalement les pédales et que le vélo continue malgré toi d’avancer, même quand tu es certain de ne plus pédaler.

Toujours d’après mes souvenirs vagues et diffus, ce n’est pas elle qui a parlé la première de thérapie conjugale. C’est moi. Et toi qui le lui as proposé ensuite. Si je suis sur ce blog depuis le début, contrairement (je crois) à toutes les autres femmes avec lesquelles tu as couché, c’est parce qu’il y a eu entre nous plus qu’une simple histoire d’amants paumés ; une histoire de confiance et de grande amitié/proximité/honnêteté intellectuelle, à laquelle ni toi, ni moi n’avons renoncé. C’est aussi parce que tu as compris, dès le début, que je possède la capacité de rester objectale quelle que soit la tempête. Cela ne veut pas dire que je sais demeurer objective ; cela veut dire que je ne cherche pas tant à protéger mes seuls intérêts qu’à appréhender l’intérêt de tous les « objets », au sens psychologique du terme, c’est-à-dire de tous les protagonistes. C’est la raison pour laquelle je ne voulais pas sortir avec toi au début, sachant ta femme enceinte. Le « jeu », comme tu l’appelles dans ton post, s’annonçait donc particulièrement divertissant pour notre apprenti joueur. (Imaginez le contexte, amis blogueurs : j’avais une double formation de psychologue et de journaliste, une verve à l’oral pas si différente de celle que vous connaissez à l’écrit, matinée d’une taille 36, peut-être même d’une taille 34, des seins qui tiennent tout debout sans soutien-gorge, et une bonne culture générale – peu y ont résisté…)

Depuis notre histoire, j’ai eu, bien sûr, un certain nombre d’amants. Mais je n’ai plus jamais trompé, je n’ai plus jamais été trompée et je n’ai plus jamais été celle avec qui l’on trompe. Une nouvelle certitude s’est peu à peu ancrée dans mon cerveau : tromper n’est pas jouer.

Enfin, si j’ai pris le temps d’écrire une si longue réponse, qui a peut-être emmerdé tout le monde, ce n’est pas tant que j’ai « adoré le sujet », mais parce que je voudrais que les candidats à l’infidélité prennent la mesure de ce qu’induit le mensonge : il induit que le menteur considère que le « menti » n’est ni son égal, ni adulte, et que le menteur, lui, l’est. Je laisse à chacun le soin de répondre à cette question : qui est le plus adulte des deux ?

Qu’on le veuille ou non, le mensonge induit l’institution tacite d’une relation dominant dominé, sans que cette inégalité ait été validée par les deux parties concernées.

Et si lesdits candidats préfèrent quant eux se comparer plutôt à des adolescents qui dissimulent leurs conneries à leurs parents, quel parent, ici, choisira d’encourager son ado à ne jamais les lui révéler ?

Je voudrais aussi que tu réfléchisses à cette culpabilité que tu portes. Pour moi, et je crois l’avoir déjà dit ici, c’est un subterfuge de ta conscience. Car c’est malgré tout plus narcissisant de culpabiliser des souffrances que l’on a engendrées, qui demeurent un moyen de conserver une forme de contrôle et de pouvoir – celui de faire souffrir ou d’avoir fait souffrir, donc d’avoir de la valeur historique aux yeux de quelqu’un – que d’accepter de perdre ce pouvoir et de ne plus représenter aucune valeur, et surtout pas morale, auprès de ces mêmes yeux.

Ne te trompe pas de culpabilité. S’il te faut te sentir responsable, il me semble que ce n’est pas tant de l’avoir fait souffrir elle en validant ses soupçons, que de l’avoir trompée pendant sa grossesse et son accouchement. Ce qui est différent.

Je t’embrasse.

La femme fleur

PS : Si tu as encore l’occasion de parler infidélité avec quelqu’un, merci, après lui avoir livré l’ensemble de tes arguments, ô combien convaincants pour tout prétendant à la politique, de lui imprimer les miens. Et s’il s’avère que le concurrent à la connerie a déjà commencé son marathon, ou compte quand même se lancer dans « l’aventure » (mot très à la mode depuis l’apparition de la téléréalité), merci de lui indiquer un professionnel du genre pour qu’au moins il lui enseigne comment faire pour que son ou sa partenaire ne s’aperçoive de rien.

PS 2 : Si, au-dessus de mon lit, il y a La femme fleur de Picasso, que vous avez pu découvrir ou redécouvrir dans le post de TGV ; en face de mon lit, il y a 93, de Sylvette Carlin. C’est ce tableau, que vous ne trouverez pas sur internet, puisque c’est un original, que j’ai quant à moi choisi pour illustrer mon commentaire.


5 réflexions au sujet de « 1010 – Infidélité : dire ou ne pas dire, la suite ! »

  1. Difficile d’intervenir dans cet échange si personnel entre vous deux. Grand respect Ana, pour la façon dont tu as décrit les mécanismes et  la blessure.  Ton texte me fait penser au film « l’un part, l’autre reste »…

    Le problème de l’infidélité, c’est peut-être qu’elle est fonction de l’angle d’approche et qu’il est beaucoup plus facile de la rationnaliser quand on est le trompeur (ou la) que lorsqu’on est trompé(e).

  2. Ce post, tout comme le précédent volet suscite quelques réactions off line que j’aurais préféré retrouver ici.

    Tout d’abord sur le précédent volet. Ana avait réagi par mail car elle avait pris le post pour elle et me demandais si je ne craignais pas sa réaction si elle réagissait publiquement. Je lui répondais alors (fin novembre 2011) :

    Notre relation n’est pas le centre du sujet, je la prends juste comme un exemple vécu au cours duquel j’ai dérogé à ma règle. Par faiblesse, et puis surtout j’étais tout de même bien paumé… Je ne pense pas avoir trahi quoi que ce soit dans mon post, et surtout je ne te reproche rien, et tu n’as pas à être désolée de la culpabilité qui m’a habitée par la suite, ça c’est entre moi et moi. Contrairement à tes ex qui te reprochaient de les avoir manipulés, je ne l’ai jamais fait et je ne le ferais pas. Il y a toujours plus ou moins de manipulation dans une relation, la séduction en est une d’ailleurs, mais c’est à celui qui se sent désagréablement manipulé de réagir, et pas en le reprochant à l’autre. Quant à l’autre il fait et s’exprime en étant lui-même, il ne se sent d’ailleurs pas manipulateur en général (j’exclu bien sur les pervers (es) et autres pro).

    Pour résumer je n’ai pas écrit pour régler mes comptes avec toi, quel comptes d’ailleurs ? Sourires ;-) Tu  peux commenter à ta guise ou faire un post si cela mérite un second volet.

    Je suis contre toute forme de censure. J’estime que quand on s’expose sur ce genre de blog on doit jouer le jeu jusqu’au bout. Je ne veux pas entendre ce que j’ai lu bien souvent « c’est chez moi, le contenu m’appartient et j’efface ce que je veux ». Ce blog est ouvert à ceux qui souhaitent s’exprimer.

    D’autres me disent :

    Tu sais pourquoi tu as mis ce post en ligne, mais le coup du marquage de territoire virtuel par Ana ça avait déjà été fait, j’avais déjà remarqué que tu appréciais et nous savons tous que ton post initial avait pour seul but de la faire réagir et mettre un peu d’animation sur ton blog.

    Non, je ne cherchais pas à faire réagir particulièrement Ana sur notre histoire mais à faire réagir tout le monde sur un sujet. Notre histoire avec Ana date d’il y a 8 ans, pour moi elle close et s’est transformée en amitié. Elle vis sa vie, moi la mienne, et au-delà de ce blog nous n’avons du reste pas de contacts.

    • Bien sur le fait que j’expose ici un SMS n’a pas plu. Si je l’ai fait c’est clairement dans le but de recentrer le débat ici. Ce qui me plait ce sont les échanges de point de vue élargis qui profitent à tout le monde et ou tout le monde peut apporter son brin de sel ! Quand j’ai envie de dialoguer avec l’un ou l’autre d’entre vous en privé, je sais moi aussi décrocher mon téléphone ou envoyer un texto.

      Je suis peut-être trop bas de plafond, mais quand je reçois un commentaire en direct par mail ou SMS, je ne vois que quelques options possible qui expliquent que la réponse soit directe et non publique :

      • L’auteur ne commente jamais et a peur de se faire maltraiter dans l’arène ou il ne se sent pas à la hauteur. Je sais que ça peut être parfois le cas et en tout cas que ça l’a été. C’est regrettable car l’objet de ce babillard n’a jamais été question de juger qui que ce soit.
      • L’auteur veut se placer au-dessus du lot. Cette seconde option relève de querelle de pisseuses dans une cours de maternelle. Totalement en dehors de l’idée de partage et de débat que j’aimerais voir ici.
      • L’auteur veut me faire remarquer une bévue de ma part. Je ne suis pas opposé que ça se fasse en ligne, mais pourquoi pas off.

      Deux autre remarques :

      1. Un blog est un espace d’édition soumis aux même règles que toute publication (dans publication il y a public). Je pense à déontologie, censure, liberté, etc… Dès lors que les commentaires sont autorisés ils sont libres et ne doivent pas être censurés dès lors qu’il n’y a pas diffamation, auquel cas les auteurs sont responsables et faute de les identifier l’éditeur le sera. Mais un désaccord n’a jamais constitué une diffamation.
      2. S’agissant des SMS, et bien que ça n’ait rien à voir avec le débat, savez-vous que contrairement à une écoute la justice les retient en tant que pièce, voire preuve. Un SMS engage son auteur et peut être produit, je l’ai appris à mes dépends récemment ou la femme d’un ami en plein divorce a produit des « tirés à part » de nos conversations. Heureusement je conserve tous mes SMS et j’ai pu produire la conversation dans son intégralité et cela a disculpé mon ami. Mais je me serais bien passé de l’épisode.

      La morale de tout cela est que là où je voulais ouvrir un débat de fond ça c’est terminé sur des querelles de cour d’école. Décevant.

  3. Fin novembre, c’est avec un sursaut certain que j’ai découvert ce post sur l’infidélité, et notamment « mon Picasso ». J’ai donc écrit à TGV pour savoir s’il souhaitait que j’y réponde, alors même que certains de mes souvenirs étaient différents. Il m’a répondu ce que vous avez pu lire.

    Pour ne pas être dans la « réaction », j’ai attendu une bonne quinzaine de jours avant de prendre la plume. J’ai ensuite laissé reposer le texte. Mi-mars, en pensant à l’anniversaire de TGV, je l’ai relu. Je n’ai pas changé une virgule. J’ai donc décidé de lui envoyer pour son anniversaire et de lui laisser le choix de le publier.

    Si j’ai pris autant de précautions, c’est parce que je garde en mémoire quelques échanges plus que houleux avec « deux bloggeuses » particulièrement susceptibles, il y a plusieurs années, sur un sujet qui ne le méritait pas (l’anorexie mentale et l’image de la femme, je crois). Cette stupide empoignade avait laissé des traces dans ma relation avec TGV, qui n’ont pu s’effacer qu’avec les débordements de Madame Figaro (merci à elle). A cette époque, je n’ai pas eu l’impression que l’expression sur ce blog était totalement libre – je me souviens même qu’on s’était fait engueuler, Cassiopée et moi, parce qu’on savait écrire et que l’on utilisait cette aptitude pour humilier ceux qui ne savaient pas. J’apprendrai des années plus tard que ces deux nénettes n’en faisaient qu’une, qui s’était dédoublée pour donner plus de poids à ses arguments.

    Je découvre ce soir  que « le coup du marquage virtuel de territoire de Ana avait déjà été fait ». Bien que la phrase soit loin d’être explicite, j’ai peur de comprendre. En dérangerais-je encore certains(es) ?

    Il a toujours été évident pour moi que TGV n’a pas écrit ce post sur l’infidélité, en s’appuyant sur notre relation, dans le seul but de me faire réagir et donner un peu de piment à ce blog. Il s’exposait certes à ma réaction, mais il ne l’a pas écrit dans ce but.

    Ce que nous avons vécu ensemble appartient à un lointain passé. Et si les conditions de notre histoire et l’amitié qui s’en est suivie donnent à notre passé, comme à notre présent, une couleur originale, cette couleur n’est aucunement teintée de nostalgie.

    J’ai répondu au post de TGV sur l’infidélité en général parce que j’ai vieilli et que je ne valide plus du tout l’encouragement aux mensonges ; j’ai aussi répondu à l’exemple qu’il a utilisé pour étayer ses propos, parce que, étroitement concernée, j’en ai une analyse différente.

    Rien de plus, rien de moins.