1002 – Soumises ?

imageIl y a quelques jours une amie me racontait ses vacances. Imaginez donc, elle a passé près de trois semaines, seule avec son jeune amant sur un bateau. Le programme : Manger, nager, dorer, faire l’amour, boire, dormir, baiser (dans le désordre) et bien sûr sans aucun contact avec le reste du monde. Elle était toute à lui. Beau programme qui laissera plus d’une rêveuse sur le cul ! A ce moment-là, en pleine conversation, je me suis dit que je ne serais certainement pas capable de tenir un tel programme !

J’aurais beau être amoureux de la dame, je ne suis même pas sur de tenir le temps d’un week-end dans une telle autarcie ! Bon, peut-être pour une nouvelle rencontre, mais en général j’ai besoin de voir autre chose, de visiter, de découvrir, de rencontrer du monde, d’être en contact avec mon monde, de lire. Bref, je crois que je me serais rapidement ennuyé, comme beaucoup de mes congénères dans ce monde moderne et rapide. Et au fond c’est bien ça mon problème, je m’ennuie rapidement. Si je suis très amoureux je vais faire des efforts, faire en sorte que le programme ambiant me divertisse, au moins un temps, si je ne suis pas très amoureux il y a fort à parier que les rencontres seront courtes, espacées et l’issue de la première étreinte sonnera bien souvent le glas de la relation sans lui laisser plus de chances.

Qui est normal dans ces deux extrêmes ? Elle dans un mode fusionnel poussé à l’extrême, serai t’elle sa chose ? Ou moi qui ne peux m’empêcher de poser des distances, moi si conscient qu’une amoureuse ne doit pas être ma chose ? Je sais bien qu’en la matière il n’existe pas de normalité, et que la seule norme est celle qui nous convient, que l’on adopte, mais tout de même ! Suis-je un traumatisé de la vie, je me demande, car si j’ai toujours envie et besoin d’aimer, je fuis celles que je soupçonne d’avoir envie de vie commune alors même que parfois je rêve de vie commune idyllique. Suis-je un simple égoïste apeuré par la simple idée de devoir faire les concessions qu’imposerait une vie commune tout en refusant qu’une compagne puise avoir la moindre once de soumission à mon égard tant je veux la considérer avec égalité afin de lui vouer mon admiration ? On a vu que ce modèle ne fonctionne pas trop non plus.

Au fond je ne suis peut être qu’un vil utopiste qui essaye de reproduire le schéma qu’adoptèrent en leur temps Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Ils ont fondé leurs relations sur la liberté et la clarté. Chacun a son indépendance financière, sentimentale et sexuelle, ils ne sont pas mariés, ne vivent pas ensemble et n’ont pas d’enfant en commun, et chacun, dans leur vieillesse, adopteront une fille. Mais ça ne tient pas, je ne suis pas capable d’assumer la réciprocité d’un tel niveau de liberté, si je suis d’accord sur l’indépendance financière, que chacun ai son propre habitat, je n’imagine pas que celle que j’aime porte ses sentiments à un autre, pas plus qu’elle pratique des jeux sexuels ailleurs. Au fond je suis vieux jeu ! Pire, je pourrais peut être m’accorder ces plaisirs an cachette, bien que cela me soit que rarement arrivé !

imageEt la ça nous replonge dans une adaptation d’ancestraux schémas machistes qui me déplaisent ou l’homme à une vie, plein d’activités et des loisirs, et ou la troisième femme ne serait au fond qu’un de ces loisirs (découverte avec la première, reproduction avec la seconde, loisir avec la troisième tandis que la quatrième poussera peut être le fauteuil). Au fond, même si 68 est passé par là, les comportements n’ont peut-être pas tant évolués que ça ! Tu parles pour toi me rétorquerez-vous ? Pas que, car à bien y réfléchir, celle qui passe trois semaines sur un bateau avec son amant ne lui es-t-elle pas au fond soumise ? J’ai en effet quelques doutes sur la fusion, par contre ce que je sais, c’est que bien que cela soit passé de mode, certaines femmes ne s’épanouissent que dans la soumission pour peu qu’elle soit pratiquée avec élégance et courtoisie. Et ça, 68 a voulu nous le faire oublier. Heureux les hommes qui ne culpabilisent pas à l’idée de soumettre leur bien aimée car sans culpabilité ce sont les seuls à savoir pratiquer cet art avec élégance !

Si la femme soumise par excellence est souvent sans enfant, elle peut parfois en avoir et perdurer cette soumission dans le couple cohabitant ou l’homme assume un rôle de beau-père actif. Dans le cas d’un couple non cohabitant, la mère de famille seule qui élève ses enfants ne peut pas être soumise, c’est une question de survie pour elle et le devenir de sa portée. Le beau-père peut être actif. Pire encore, celle qui est formatée dans la soumission mais dont l’histoire et le vécu lui imposent de refouler toute forme de soumission. La religion pousse aussi à la soumission de la femme.

Mon but n’est pas de faire une thèse sur le sujet, j’en serais bien incapable. Mais j’ai rencontré récemment une femme métisse, ayant eu une éducation à l’anglaise très stricte, qui me disait que les européennes faisaient fausse route dans leurs rapports aux hommes, notamment dans de pseudos rapportas égalitaires qui d’après elle sont la source de bien des problèmes des couples contemporains. Je ne perçois pas cette femme comme une soumise pour autant, elle a pourtant une vision de la place de la femme et de l’homme bien différente de ce que la société nous a habitués !

L’idée est juste de lancer la réflexion, le débat. Qu’en pensez-vous ? (On exclut du débat la soumission lié aux possibles abus de position qui a fait l’actualité tout l’été, je ne cite volontairement pas de noms afin que ce post ne soit pas référencé en ce sens. On exclut également du débat la soumission sexuelle, je pense, bien que cela puisse être lié). Deux textes intéressants à lire : 1 | 2


11 réflexions au sujet de « 1002 – Soumises ? »

  1. D’accord avec ta métisse. Le féminisme français fait isoler les femmes des hommes, alors que le monde doit être fait par la bonne cohabitation des deux parties qui n’est pas le cas en France.

  2. Ta question même est machisante.

    Quant à dire comme Chinon et Yilan que le féminisme a isolé les femmes des hommes, c’est à peu près aussi subtil que si on affirmait que l’abolition de l’esclavage ou la fin du colonialisme avaient isolé les Noirs des Blancs.

    Le féminisme a été et demeure un progrès social et une vigilance indispensables. La femme soumise, ça n’existe pas plus, ou pas moins, que l’homme soumis. C’est soit une question de taux d’hormone individuel, soit une question d’éducation et de vécu personnel, soit l’association des deux, mais ce n’est en aucun cas un trait féminin, que les femmes ont un jour décidé de combattre malgré l’évidence de leur constitution anatomique.

    Sans les féministes, qu’elles soient françaises, américaines ou anglaises, où en serions-nous, à l’heure où les filles enregistrent un taux bien plus élevé de réussite scolaire que les garçons, mais gagnent toujours 25 % de moins ?

    Dois-je rappeler que le droit de vote des femmes en France date de 1945, que le droit de travailler ou d’ouvrir un compte chèque sans l’accord de son mari, de 1965, et que l’accès à Polytechnique, de 1974 ! Moins de 50 ans de droits officiels, contre 4 000 ans de soumission licite ! 50 ans, mon âge. Ma mère a demandé l’autorisation à mon père pour conduire sa voiture, pour bosser, pour ouvrir un compte, pour voyager hors de France ! Pour s’isoler effectivement. Le droit de s’isoler des hommes, voilà effectivement ce que revendique le féminisme ! Que penseraient Chinon ou Yilan, si, de façon légale, on ne les avait jamais autorisés à s’isoler de leurs mères ? Pensent-ils que, de fait, grâce à ce droit, ils souffrent aujourd’hui de s’être éloignés de leurs mères ?

    En échange, on acquiert la liberté en droit, et ce n’est pas rien. Qui cela aurait-il arrangé si Chinon et Yilan  n’avaient jamais eu le droit de quitter leurs mères ? L’enfant ou la mère ? Sans doute Chinon et Yilan ne se seraient-ils aperçus de rien et auraient-ils trouvé normal pendant 4 000 ans de ne jamais quitter leurs mères. Car le cerveau humain est de tous les cerveaux animaux celui qui a la plus grande plasticité et auquel on peut faire gober à peu près n’importe quoi, pourvu qu’on s’y prenne tôt.

    Nous sommes le fruit de l’éducation de nos arrière-grands parents, de nos grands-parents, de nos parents et de la société qui a entouré et entoure toutes ces générations. Notre marche de manœuvre de liberté de penser est infime. Qu’un groupe de femmes, depuis Olympe de Gouges, se soit battu pour que cet espace infime grossisse est une chance pour les femmes, pas une aliénation. Lors de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, en 1789, Olympe de Gouges s’est fait décapiter pour avoir osé dire que ce texte devait aussi concerner les femmes. Laquelle de nous deux était-elle la plus éloignée des hommes ? Olympe ? ou moi, Ana ? Aujourd’hui, au Yemen, en Iran, en Arabie Saoudite et j’en passe, croyez-vous que les femmes soient particulièrement proches des hommes ?

    Le féminisme n’a aucunement éloigné les femmes des hommes, il les a rapprochés en droits et donc peu à peu, en actes. Et c’est ce qu’il continue de faire. Mais il est clair qu’aucun parent n’aime que son gosse s’éloigne et revendique sa liberté de ne plus obéir et de ne plus penser comme on lui a appris à le faire ; et qu’il demeure des gosses malheureux qu’on les ait poussés dehors, alors qu’ils se sentaient très bien dedans, sans droits, certes, mais aussi, sans responsabilités.

    Jusqu’au féminisme, les hommes étaient les parents et les femmes, les enfants. Aujourd’hui, tout le monde est adulte. Mais croyez-moi, en ce qui me concerne, si le prix à payer pour l’égalité des droits et des actes est l’isolement des femmes des hommes, alors je banque tout de suite. D’une part, parce que les hommes que j’isolerais ou qui m’isoleraient, je n’aurais de toute façon aucun envie de les côtoyer ; ensuite parce qu’il y a un paquet d’hommes féministes (à commencer par mes deux fils) et ceux-là me suffisent amplement.

    50 ans de recul contre 4 000 ans d’oppression. Reprenons donc cette discussion dans 4 000 ans et, là, seulement, nous aurons tous suffisamment de données pour répondre à la question de Lio.

    • Je demande à Ylan de bien vouloir m’excuser. J’ai cru que la femme métisse dont parlait Chinon était Ylan. Mais en relisant le tout, je viens de m’apercevoir que ce sont deux personnes différentes. Encore désolée. Cela vaut toujours pour Chinon, à qui je conseille de relire l’histoire des droits des femmes. Il s’apercevrait que le livre est bien plus court que celui de Duby sur l’histoire de France… Et que sans les féministes, cette histoire des droits des femmes n’auraient toujours pas commencé.

    • @ Ana, tu nous fais la une très belle éloge du féminisme. A commencer par moi, je pense que personne ne conteste ici cette libération de la femme. C’est là un progrès nécessaire que l’on se doit de poursuivre, intelligemment.

      La n’est pas la question, je pensais plutôt les effets de bords et les conséquences négatives que cela a entrainé dans les rapports H/F. Et il y en a, aujourd’hui la femme cherche l’homme qui lui cherche la femme.

      Il y a plein d’exemples dans plusieurs domaines. Je vais en citer un que j’ai vécu plusieurs fois.

      Si l’on s’en tient aux anciennes règles, quand l’homme et la femme dinaient ensemble, une première fois ou plus tard, quand le serveur amenait la note, l’homme qui la réglait. C’était ainsi et personne ne se posait la question.

      Aujourd’hui il arrive que quand le garçon apporte la note la femme s’en empare et s’écrie : j’ai passé une super soirée, je t’invite. Si l’homme insiste trop pour récupérer l’addition il va passer pour un vieux macho à l’ancienne mode. Il va donc devoir la lui laisser. Mais tôt ou tard la femme le lui reprochera, en le lui disant, ou pas. Pourquoi ? Peut-être simplement parce que quelque part enfoui au fond du cerveau de la femme il est écrit que c’est à l’homme ; le chasseur ; de régler cette addition.

      C’est juste un exemple pour démontrer que les choses sont devenues bien plus compliquées pour les hommes. Dans ce cas précis quoique fasse l’homme, ce sera à un moment ou à un autre mal perçu par la femme.

      Et des exemples de ce genre il y en a foison. Peut-être serait ’il temps d’écrire un code de bonne conduite. D’autant plus que cela varie d’un pays à l’autre et d’une culture à l’autre. Aux Etats Unis par exemple, la règle veut que c’est l’homme qui règlera le premier diner, le fameux « date », mais il pourra imposer des règles, genre un budget, ou même dire « on ne prend que l’entrée et le dessert », ce que l’on trouvera ici bien ridicule je vous l’accorde.

      • Franchement, si les hommes n’ont que ça comme problème, c’est que le monde tourne vraiment beaucoup plus rond que je ne l’imagine… La seule règle de bonne conduite à appliquer s’appelle : le bon sens. Pose-toi la question de savoir ce que tu ferais avec « une date » si tu étais homosexuel. Et fais pareil. Si la femme que tu as invitée se prend le chou comme tu le décris, à savoir attend encore le Père Noël, c’est que tu t’es trompé de nana ou que tu es attiré par les femmes enfant. Auquel cas, plutôt que de se poser la question de la bonne conduite à tenir avant ou pendant une relation amoureuse, pose-toi plutôt la question du pourquoi tu tombes sur ce genre de nana. Une nana équilibrée ne cherche pas à compter les euros et n’attend pas d’un homme que ce soit le Père Noël. Pour résumer, il y a une chanson qui me rend hystérique et qui peut me faire quitter une pièce si je tombe dessus, c’est la fameuse : Ah si j’étais un homme, de Diane Dufresne. En amour, pour les hommes comme pour les femmes, il n’y a qu’une solution : être soi et ne pas composer avec ce que l’on n’est pas. Et laisser à la chimie de l’amour le soin de faire le reste. S’il faut composer pour que la chimie prenne, c’est qu’il y a une couille dans le potage…

        • Oh dans ce débat (public) je ne parle pas spécialement de moi mais plutôt de façon généraliste, et ce constat est celui que me rapportent mes congénères hommes dans les rapports qu’ils ont aux femmes. En gros il s’en dégage deux catégories, celles qui prônent le retour aux anciennes valeurs, et d’autres plus progressistes qui souvent se cherchent encore.

          Après je suis d’accord sur le fond, quand la sauce ne prend pas autant la jeter et en changer. Mais tu sais bien que ce n’est pas toujours aussi simple.

  3. Le retour aux anciennes valeurs, c’est-à-dire ? Elles les remontent à quand leurs anciennes valeurs ? Au temps où l’on imposait aux hommes mariés ou à marier de respecter un certain nombre de conduites morales pour que les femmes mariées ou à marier acceptent sans broncher de perdre tous leurs droits juridiques sitôt la bague au doigt  passée ? Elles prônent le beurre et l’argent du beurre, donc. A moins qu’elles soient prêtes à ce que leurs filles renoncent au droit de vote, à faire des études et à travailler, pour profiter au mieux du temps béni où les hommes faisaient semblant de vous considérer comme une reine, le temps qu’ils parviennent à vous dépuceler (merveille, ça pouvait bien prendre une année, deux si on savait s’y prendre) et vous considéraient comme leur bonne à peu près tout le restant de leur vie, si vous aviez eu la chance qu’ils vous épousent.

    Il se trouve que je ne fréquente aucune femme de cette espèce. Je n’en connais même pas autour de moi.

    Ah si j’étais un homme… je fuirais ces nanas-là sans chercher plus loin… Car qui veut le beurre et l’argent du beurre est forcément un nid à emmerdements. Qui n’a pas compris que chaque droit acquis a forcément son pendant de devoir n’est pas encore adulte. Le féminisme n’a pas seulement libéré les femmes en leur donnant les mêmes droits que ceux des hommes, il a aussi libéré les hommes d’obligations morales, judéo-chrétiennes en ce qui concerne l’occident, souvent très lourdes pour leurs épaules.

     Mesdames « les anciennes valeurs », cultivez-vous. Et vous verrez qu’il n’y a jamais eu aucun prince charmant dans ce bas monde, en dehors des romans de chevalerie. Les conduites masculines que vous regrettez n’ont jamais existé au-delà de la période où il s’agissait de conquérir une femme pour parvenir à la mettre dans son lit. Face à  ces dames qui avaient pour obligation de résister pour obtenir le mariage et ne pas être considérées comme des gourgandines, les hommes du Moyen Âge, de la Renaissance  des Lumières, de l’Empire, du Second Empire, de la Révolution industrielle, des années 30, comme des années 60 n’avaient qu’une solution : se montrer particulièrement civilisés et imaginatifs. Ils ont ainsi effectivement développé des trésors de patience et des montagnes de stratégies. Ce sont ces stratégies que vous regrettez aujourd’hui. Mais ces stratégies n’étaient qu’un leurre codifié, rien de plus, pour respecter un ordre moral établi judéo-chrétien épuisant pour les hommes, comme pour les femmes, qui, en échange, ne l’oublions pas, devaient offrir en mariage leur virginité et leur éternelle soumission .

    Quant aux progressistes qui se cherchent, qu’ils soient hommes ou qu’elles soient femmes, je leur dirais : à quel droit  êtes-vous prêts à renoncer pour ne pas subir le devoir qui lui est afférent ?

  4. @Ana:

    Je parlais d’un « féminisme » différent de ce que tu as cité dans l’histoire de l’Homme. Ne te fâche pas, je suis une femme également, au pays où j’ai vécu, l’egalité entre femme et homme a été établie dans tout domaine que tu as cité depuis 1949.

    C’est trop sérieux chez vous, étant féministe, je voudrais pourtant toujours que mon homme me porte mon sac à doc, quand il est en forme bien évidemment.

    Je te dis ça pas pour que tu me lance de nouveau un texte de doctrine, mais tu as tout de même ton droit.

  5. Je ne suis pas du tout fâchée, juste convaincue. Rassure-toi, dans ma famille féministe, il y a trois hommes (mon amoureux et mes deux fils). Et quand nous partons tous les quatre en excursion, je suis la seule à ne jamais porter de sac à dos. Pas plus que je ne pousse de cadddie ni que je porte de sacs de courses. Et après 5 ans de vie amoureuse, mon homme m’ouvre toujours la portière de la voiture si je ne conduis pas. Le féminisme n’exclut pas la courtoisie en tous lieux et à tous moments. Mon homme (comme peu à peu mes fils) ont des compétences, notamment physiques, que je ne leur dispute pas. Et quand il y a un PC à réparer ou une charnière de porte à huiler, ce n’est jamais moi qui m’y colle. A chacun ses compétences et ses préférences. A chacun d’avoir le geste juste et adéquat pour le bien-être de tous. Mais à tous les mêmes droits et les mêmes devoirs. C’est, je crois, ce que préconise le féminisme français. Rien de plus, rien de moins.